Le SNPCC était présent à la présentation de la deuxième étude nationale sur l’abandon et l’adoption menée par la SPA et la Fondation Affinity.
Une étude importante, qui confirme la saturation des associations et des refuges, le poids considérable de l’errance féline et de la reproduction non maîtrisée, mais aussi la diversité des causes de l’abandon.
Lors des échanges, nous avons souhaité porter une question simple : au-delà de la prise en charge des animaux abandonnés, comment agir davantage en amont pour éviter qu’ils ne le soient ?
Le SNPCC a notamment fait part de son inquiétude concernant les exemptions prévues par le futur cadre européen. Elles pourraient conduire à laisser hors d’une partie des obligations précisément les petites productions et reproductions de particuliers qui échappent déjà largement aux circuits professionnels déclarés et contrôlables.
L’harmonisation européenne doit permettre de faire progresser la protection animale, pas de faire reculer l’encadrement français.
Une proposition formulée dans la salle a également suscité le débat : taxer l’acquisition des chiens et chats de race pour contribuer au financement de la protection animale.
Une réponse a alors résumé assez justement le paradoxe : serait-il équitable de faire payer davantage les circuits dans lesquels les abandons apparaissent très minoritaires, plutôt que d’agir prioritairement sur les circuits qui alimentent réellement les abandons et la reproduction non maîtrisée ?
La question mérite d’autant plus d’être posée que nous disposons désormais de chiffres permettant d’identifier plus précisément le circuit d’origine des animaux arrivant dans les refuges. Il est essentiel que ces données soient intégrées et approfondies dans les prochaines études.
Prévenir l’abandon, c’est sensibiliser et accompagner. Mais c’est aussi agir en amont, sur la reproduction non maîtrisée, la traçabilité et les cessions qui échappent encore aux circuits déclarés.
Le SNPCC continuera à répondre présent pour construire des solutions fondées sur les réalités du terrain.
Retrouvez la première étude sur l’abandon et l’adoption 2025 : Cliquez pour être redirigé